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7 idées reçues sur l’incontinence urinaire

— Publié le 4 juillet 2024

7 idées reçues sur l’incontinence urinaire

L’incontinence urinaire correspond à la perte involontaire des urines. Ce problème est fréquent en France. On estime qu’il concerne au moins 2,6 millions de personnes âgées de plus de 65 ans (source : Assurance Maladie), mais aussi des individus plus jeunes qui ne consultent pas toujours. L’incontinence fait l’objet de nombreuses idées reçues. Ces préjugés peuvent affecter les personnes concernées et les freiner dans leur démarche de prise en charge. Il nous paraissait donc essentiel de passer en revue ces idées préconçues et de les déconstruire.

Idée reçue #1 : ça ne concerne que les personnes âgées 

Dans l’imaginaire collectif, l’incontinence urinaire ne concerne que les personnes âgées. Bien que le risque d’en faire l’objet augmente avec l’âge, cela peut arriver à tout le monde, à n’importe quel moment de la vie. La grossesse et l’accouchement peuvent notamment affecter les muscles et les ligaments qui soutiennent le plancher pelvien, donc engendrer des fuites urinaires. Le surpoids, en exerçant une forte pression sur l’urètre et les muscles, peut également provoquer une perte involontaire et incontrôlable d’urine. C’est aussi le cas de certains sports intenses, en raison des exigences excessives qu’ils imposent à la vessie, des troubles cognitifs ou psychiques, ou encore de la toux chronique.

Idée reçue #2 : l’incontinence urinaire, ça n’arrive qu’aux femmes

Il est vrai que l’incontinence urinaire touche en majorité les femmes. Toutefois, les hommes peuvent également en souffrir, en particulier dans le cas de troubles prostatiques, d’une maladie neurologique ou à la suite d’un traitement du cancer de la prostate.

Idée reçue #3 : en buvant moins, ça passe 

C’est là aussi totalement faux. Pourtant, les patients victimes de fuites urinaires adoptent tous le même réflexe, à savoir réduire leur consommation d’eau. Ce comportement est tout à fait contre-productif. Moins vous vous hydratez, plus votre urine est concentrée, peut provoquer des infections urinaires et accroitre les risques d’incontinence. Ce faisant, vous risquez par ailleurs de souffrir de déshydratation. Vous pouvez limiter votre consommation de café, de thé, de soda et d’alcool, mais veillez à boire suffisamment d’eau (minimum 1,5 L par jour).

Idée reçue #4 : en cas d’incontinence, le sport, c’est définitivement terminé

Beaucoup d’individus renoncent à pratiquer une activité physique en cas d’incontinence urinaire. Or, cela reste encouragé. Il s’agit simplement de choisir un sport qui n’exerce pas de pression excessive sur le plancher pelvien. Les activités qui nécessitent de multiples à-coups et impacts au sol comme le tennis, la course à pied, le trampoline, la zumba, l’équitation ou encore le volley-ball sont déconseillées.

Idée reçue #5 : je ne vais plus pouvoir sortir de chez moi avec des fuites urinaires

Même si vous avez des fuites urinaires, il est tout à fait possible de conserver une vie sociale épanouie, en portant des protections urinaires adaptées. Une large gamme de produits est disponible. Sphère-Santé propose par exemple des produits d’incontinence de marques et de déclinaisons diverses (couches pour adultes, protections urinaires pour femmes, pour hommes, protections pour la literie…) livrés à domicile en toute discrétion.

Idée reçue #6 : il n’existe qu’un seul type d’incontinence urinaire 

Loin de là ! Il existe différents types d’incontinence urinaire :

  • L’incontinence d’effort, qui survient dans le cadre d’une activité physique ou lors du port de charges lourdes ;
  • L’incontinence par impériosité (ou urgenturie), caractérisée par une envie extrêmement pressante et soudaine d’uriner ;
  • L’incontinence mixte, qui correspond à la combinaison des deux autres.

Idée reçue #7 : l’incontinence urinaire est une fatalité

C’est totalement faux ! Il est possible de prévenir l’incontinence urinaire. Il est en effet conseillé de rééquilibrer votre posture pour limiter les mécanismes de compensation et les répercussions sur le périnée. On recommande également d’adopter une alimentation saine et équilibrée au quotidien afin d’éviter le surpoids. De même, il existe aujourd’hui des solutions efficaces pour traiter l’incontinence urinaire, comme la rééducation périnéale, la prise de médicaments anticholinergiques (antispasmodiques) ou les interventions chirurgicales.

L’incontinence urinaire constitue fréquemment un sujet tabou pour les personnes qui en souffrent. Néanmoins, les répercussions psychosociales peuvent être importantes pour celles et ceux qui ne parviennent pas à en parler. N’hésitez donc pas à vous livrer, surtout à votre entourage et/ou aux professionnels de santé, qui pourront vous prodiguer des conseils.

Céline Riboulot

Céline Riboulot

Des dossiers et articles sur la santé des seniors, la famille, le logement, les loisirs ou encore le numérique : voici ce que je vous propose pour vous accompagner au quotidien. Si vous avez des questions, posez-les moi ci-dessous !

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