Agrandir le texte
Réinitialiser les réglages
Rétrécir le texte

Comprendre l’incontinence urinaire et la prévenir

— Publié le 8 octobre 2021

Comprendre l’incontinence urinaire et la prévenir

L’incontinence urinaire, ou perte involontaire d’urines, est un sujet trop peu abordé. Pourtant, 3 millions de Français sont concernés, et pas seulement des personnes âgées. Le marché de l’incontinence urinaire est d’ailleurs en forte croissance. Preuve en est : au Japon, les ventes de protections pour adultes auraient dépassé celles des couches pour bébés depuis 2014. Il est essentiel d’en parler pour prévenir les impacts sur le quotidien et éviter le repli sur soi.

L’incontinence urinaire : qu’est-ce que c’est ?

L’incontinence urinaire désigne la perte involontaire et incontrôlée d’urines. Bien que tout un chacun puisse être concerné par cet aléa, l’avancée en âge est un facteur aggravant. En effet, au-delà de 75 ans, 30 % des personnes âgées se retrouvent confrontées à l’incontinence. C’est pourquoi la pathologie est souvent associée au vieillissement.

Il existe différentes formes d’incontinence  :

  • l’incontinence de situation, liée à des troubles cognitifs ou à un handicap moteur,
  • l’incontinence d’effort, qui survient lors d’un mouvement brusque ou d’un effort physique,
  • l’incontinence par regorgement, lorsque la vessie est trop remplie.

Les causes sont quant à elles multiples : infections urinaires répétées, déficit cognitif, dépendance physique, accouchements répétés… Heureusement, il existe des solutions pour réduire les problèmes d’incontinence urinaire. Parmi ces solutions : des séances de rééducation, des traitements médicamenteux ou chirurgicaux ou encore des pratiques douces (yoga, réflexologie plantaire…).

Incontinence urinaire : misez sur la prévention !

Selon un sondage IFOP, alors même que l’incontinence constitue un facteur d’isolement social et de dépression, le sujet serait encore tabou pour plus d’un Français sur deux. Néanmoins, grâce au travail de communication des industriels du secteur, cela commence progressivement à s’estomper. La banalisation passe souvent par l’humour et l’auto-dérision.

Le fait de dédramatiser le sujet permet aussi de prévenir les problèmes d’incontinence. En effet, peu de personnes le savent, mais en adoptant les bons réflexes, il est possible de se prémunir de certains troubles. Cela peut commencer par des astuces de bons sens. Par exemple : réduire sa consommation d’alcool, de thé et de café, des boissons qui stimulent l’envie d’uriner. Il faut également éviter de pratiquer un sport qui force trop sur le périnée et effectuer les exercices de Kegel. Une autre astuce consiste à limiter l’apport hydrique deux à trois heures avant le coucher. Enfin, il est possible de soulager la pression exercée sur l’abdomen en perdant du poids.

Par ailleurs, il est conseillé de faire le point sur ses facteurs de risque (obésité, accouchement par voie naturelle, toux ou constipation chronique…), de consulter au moindre doute un médecin urologue et de demander, si besoin, un bilan urodynamique, dont le but est de mesurer les flux d’urine.

Des acteurs de plus en plus engagés

À côté de cela, diverses sociétés (parapharmacies, Internet, distributeurs spécialisés du maintien à domicile…) se sont données pour mission de traiter l’incontinence des personnes âgées avec respect et discrétion. C’est le cas de Sphère-Santé qui propose sur son site Internet un large choix de protections pour adultes et de multiples conseils. Les produits vendus par Sphère-Santé sont livrés à domicile dans la plus grande discrétion.

Il n’en reste pas moins que le budget lié à l’utilisation de protections contre l’incontinence est conséquent. Si les produits de protections périodiques (tampons, serviettes hygiéniques…) ont vu leur TVA passer de 19,6 % à 5,5 %, les protections pour adultes demeurent taxées à hauteur de 20 %. Bon nombre d’acteurs de la Silver économie militent toutefois pour changer la donne et pour les faire considérer comme des produits de première nécessité.